The Dead House

Bonjour les lecteurs,

Cette année, j’ai réalisé un de mes rêves, celui de devenir partenaire avec ma maison d’édition favorite : les éditions du Chat Noir. Je l’ai découvert il y a quelques années et depuis, je suis avec attention chacune de leurs parutions. Leurs romans sont originaux, variés et surtout, de qualité ! En tant que partenaire pour la catégorie Chat Noir, j’ai reçu un colis avec deux romans :

– The Dead House
– Ce qui hante les bois

Il s’agit de deux romans angoissants d’une autrice anglaise qui vient de rejoindre l’équipe de la maison d’édition. Le premier étant déjà sorti, c’est celui auquel je me suis attaquée en premier et j’avais hâte de le découvrir au vu de son résumé mystérieux et alléchant.

Je remercie les éditions du Chat Noir pour cette belle aventure qui démarre !

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Titre : The Dead House
Auteur : Dawn Kurtagich
Maison d’édition : Editions du Chat Noir
Collection : Cheshire
Prix : 19.90€
Se le procurer ICI

Une vingtaine d’années s’est écoulée depuis que l’enfer s est abattu sur le lycée Elmbridge, emportant la vie de trois élèves et laissant Carly Johnson portée disparue. La principale suspecte : Kaitlyn, « la fille de nulle part. » Le journal de Kaitlyn, découvert dans les ruines, révèle un esprit perturbé. Ses pages racontent une nouvelle version de l’histoire, bien plus sinistre et tragique, et la fille de nulle part se retrouve au centre de tout. Beaucoup disent qu elle n’existe pas, et d’une certaine manière, c’est vrai elle est l’alter ego de Carly Johnson. Carly est là le jour, laissant place à Kaitlyn la nuit. Et c’est durant la nuit que le mystère de la Maison Morte se dévoile, fruit d une magie sombre et dangereuse.

Le premier roman de Dawn Kurtagich est une chef d’oeuvre d’angoisse qui réunit rapports de police, comptes rendus psychiatriques, retranscriptions vidéo et extraits du journal retrouvé.

Ce livre est un rapport de police présenté sous diverses formes dans lequel on va découvrir Carly, une jeune fille souffrant d’un TDI ou Trouble Dissociatif de l’Identité. Son alter ego Kaithlyn est accusée d’avoir incendié de manière volontaire une partie de l’établissement dans lequel elle étudiait, ce qui a causé la mort d’élèves… La jeune fille est portée disparue depuis ce jour funeste. La découverte du journal de Kaithlyn, 20 ans après les événements va redonner un nouveau souffle à l’enquête. Préparez-vous à sombrer dans la noirceur…

Les personnages sont géniaux et très élaborés. Ils sont imprévisibles et mystérieux. On ne sait pas à qui on peut se fier et qui nécessite de la méfiance. L’autrice joue avec nous afin de nous laisser dans le flou et nous déstabiliser.

J’ai adoré le personnage de Carly / Kaithlyn et leur relation si particulière. Deux âmes dans un même corps, l’une apparaissant le jour et l’autre la nuit. Au départ, j’avais plus d’affinités avec Carly mais plus l’intrigue avançait, plus je me suis sentie attachée à Kaithlyn et à son caractère de feu. Elle m’a touchée et j’ai apprécié son instabilité et sa fragilité. Elle est incomprise et constamment jugée, enfermée et délaissée. Ce qui explique son besoin de tester ses limites et d’enfreindre les règles.

Les autres protagonistes ont aussi une réelle importance dans le déroulement de l’intrigue et il est plaisant de les suivre. Je n’ai pas eu d’affinités particulières pour l’un d’entre eux mais il faut dire que j’étais tellement absorbée par Kaithlyn que j’ai relégué les autres au second plan. Chacun d’entre eux possède des secrets, des parts d’ombre bien enfouies et j’ai apprécié les déterrer au fur et à mesure de l’intrigue.

 » Il y en a qui dise que la nuit s’épanouit.

Mais la nuit descend, en toute conscience.

La nuit tranche, tout doucement  »

Je suis particulièrement friande des romans d’horreur ou bien d’épouvante et je trouve toujours mon bonheur dans les parutions des éditions du Chat Noir. The Dead House a su pleinement comblé mes attentes. Déjà, le travail éditorial de ce roman est incroyable ! Entre les tâches de sangs, les phrases griffonnées, celles rayées… Et également les différentes formes de récits : journal intime, dialogue, compte-rendu, extrait de journal, enregistrement vocal… C’est un roman très atypique et immersif que nous propose l’autrice. Cela rend la lecture très agréable, fluide, ludique et entraînante.

Dès le départ, un climat de tension s’installe et celle-ci s’intensifie au fur et à mesure de la lecture. Il était impossible de prévoir où l’autrice voulait nous emmener. C’est une lecture qui est embrouille l’esprit, le laissant dans le flou, à se questionner sur la limite entre la réalité et l’imaginaire. Avec the Dead House, on va côtoyer la folie et l’hôpital psychiatrique qui sont deux sujets que j’apprécie retrouver dans les livres. Il y a les traitements, les discussions, les rendez-vous durant lesquels les médecins font tout pour faire disparaître la personnalité de Kaithlyn. Elle est malmenée par les spécialistes qui cherchent à tout prix à la faire disparaître car elle n’est qu’un trouble né d’un traumatisme. Mais s’ils se trompaient et qu’elle était la véritable personnalité ? Car eux aussi doutent mais restent figés sur leurs idées au point de détruire la jeune femme… Ce livre aborde aussi les traumatismes qu’ils soient enfouis ou assumés, les doutes et l’angoisse, la peur de la solitude et celle de disparaître.

J’ai aimé le style de l’autrice et son audace afin de proposer un ouvrage original qui sort des sentiers battus et pour le coup, c’est une sacrée réussite. La plume est fluide, délicate et immersive. Selon les passages, elle devient tantôt poétique, tantôt brouillon et désorganisée mais aussi deshumanisée et impersonnelle. Tous ces changements sont impressionnants et m’ont bien plu. Le récit est captivant, brumeux et envoûtant. L’atmosphère quant à elle est angoissante et dérangeante voire malsaine. Ce n’est pas le livre qui m’a le plus effrayé, pour autant, il m’a laissé une boule au ventre tout au long de ma lecture. Ce que j’ai adoré dans cette histoire, c’est que rien n’est figé, tout n’est qu’interprétation et illusions. La barrière entre la raison et la folie est tellement légère qu’on en vient à se demander ce qui est vrai de ce qui ne l’ai pas. Le final nous laisse dans le doute, avec de multiples questions en tête. Je trouve que c’est une fin adaptée à ce type de roman où l’imagination à toute sa place.

Il me tarde de découvrir l’autre roman de l’autrice et de replonger dans son imaginaire si déjanté. Ce qui hante les bois sera d’ailleurs ma nouvelle lecture !

Les Livres Enchantés.

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